La BPCO (pour bronchopneumopathie chronique obstructive) est une maladie caractérisée par une obstruction (rétrécissement) permanente des bronches, souvent associée à une destruction plus ou moins étendue des alvéoles qui constituent le tissu des poumons où se fait le passage de l’oxygène dans le sang (cette destruction est appelée emphysème).

Une partie des malades (la moitié environ) rapporte une toux grasse quotidienne (appelée bronchite chronique, mais qui peut exister également chez des patients sans obstruction bronchique avérée, donc sans réelle BPCO). Le caractère permanent de l’obstruction bronchique et des symptômes opposent la BPCO à l’asthme, qui est par essence extrêmement variable dans le temps.

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Dans 80% des cas environ, la cause est le tabagisme. Certaines professions exposent aussi à un risque accru, et des événements de l’enfance (tabagisme passif, infections…) peuvent être en cause.

La BPCO affecte 7,5% de la population adulte en France, soit de l’ordre de 3 millions de personnes. Il en existe plusieurs stades de sévérité, pouvant aller jusqu’à l’insuffisance respiratoire chronique nécessitant l’administration continue d’oxygène. Mais, même sans atteindre ce stade, la maladie peut être très handicapante par l’essoufflement qu’elle induit, qui perturbe les activités quotidiennes (parfois sans que les malades en aient réellement conscience). L’autre manifestation de la BPCO est la survenue d’infections respiratoires aiguës plus ou moins sévères, pouvant précipiter le patient vers l’hôpital voire la réanimation. La BPCO est souvent associée à d’autres maladies (cardio-vasculaires, dépression, ostéoporose…) qui peuvent compliquer la prise en charge.

Les recherches menées dans ComPaRe

Parmi les malades, un grand nombre ne se sait pas atteint, tant la maladie se développe sournoisement. Le diagnostic nécessite de pratiquer des explorations de la fonction respiratoire (la spirométrie). Les traitements reposent essentiellement sur des médicaments inhalés (la manipulation correcte des dispositifs d’administration et la prise régulière sont cruciales), et des mesures non médicamenteuses souvent difficiles à mettre en pratique : sevrage du tabac, activité physique, réadaptation respiratoire.

De nombreuses inconnues persistent sur les facteurs de risque de déclenchement et d’évolution défavorable de la maladie. L’influence des conditions socio-économiques, du mode de vie, des expositions environnementales de la vie quotidienne, notamment, demeurent imparfaitement connus. La façon dont les malades perçoivent et gèrent leur maladie, leur traitement, n’est pas complètement comprise. L’impact de la BPCO sur le patient au quotidien et sur le long terme mérite d’être plus amplement exploré.

Dans tous ces domaines, la communauté de patients ComPaRe, en recueillant des données en « vraie vie » (en dehors d’un contexte médicalisé), permettra des avancées significatives et utiles pour les malades, leur entourage et les soignants.

compare bpco

Pr. Nicolas Roche
Président du Comité scientifique

Nicolas Roche
Témoignages