A propos du vitiligo

Le vitiligo est une maladie de la peau chronique qui touche environ 1 % de la population mondiale avec une implication de la génétique qui est maintenant certaine. La maladie débute avant l’âge de 20 ans chez plus de la moitié des patients. Le vitiligo est volontiers considéré comme une "maladie cosmétique" alors même que la sévérité perçue et la stigmatisation en font une maladie avec un retentissement psychologique majeur. Il existe plusieurs formes de vitiligo et il est important de bien les distinguer. De manière générale, la forme la plus fréquente touche la peau des sujets de manière symétrique et résulte en des tâches dépigmentées inesthétiques. L’association du vitiligo avec d’autres maladies autoimmunes/autoinflammatoires telles que le la dermatite atopique, le diabète de type 1, le psoriasis ou la polyarthrite rhumatoide est fréquente. L’association la plus fréquente avec une maladie autoimmune reste cependant celle avec les thyroidites autoimmunes retrouvées chez près de 25% des patients ayant un vitiligo.

Le vitiligo évolue par poussées imprévisibles, chaque poussée comprenant plusieurs phases successives : une phase d’induction silencieuse avec une perte des mélanocytes (mélanocytorrhagie), une phase d’accélération cliniquement détectable caractérisée par une microinflammation, une phase de stabilisation résultant d’une autorégulation de l’auto-inflammation ou d’une intervention thérapeutique pour limiter la phase précédente, et enfin une phase de repigmentation spontanée ou thérapeutique qui correspond à une phase non-immune. Il y a un traitement propre à chacune de ces phases. Le potentiel de repigmentation varie selon le type de lésions mais on peut considérer que plus le traitement des lésions de vitiligo est précoce, plus les chances de repigmentation sont grandes d’où l’importance d’un diagnostic et d’un traitement précoce.

Des facteurs déclenchant les poussées sont parfois identifiés par les patients (stress important en particulier) sans néanmoins que des études spécifiques aient été réalisées pour mieux les caractériser. Bien qu’il s’agisse d’une maladie relativement fréquente, il existe peu de médecins connaissant bien la maladie et le délai au diagnostic peut-être important. Même lorsque le diagnostci est réalisé, beaucoup de patients restent sans traitement car les médecins connaissent peu l’arsenal thérapeutique spécifique de la maladie. En effet, cette maladie est encore trop peu connue des professionnels de santé. La gravité du vitiligo est variable d’une personne à l’autre avec un retentissement sur la qualité de vie qui est souvent majeur.

Le traitement du vitiligo est souvent considéré par les patients comme insatisfaisant car uniquement suspensif et le traitement optimal de la maladie reste à ce jour à définir. La photothérapie en cabines UVB ou UVA demeure le traitement de choix que celle-ci soit prescrite seule ou en association avec des traitements topiques ou systémiques. Il s’agit cependant d’un traitement contraignant nécessitant 2 à 3 séances par semaine chez un dermatologue ce qui constitue une grande limite à l’adhésion thérapeutique chez les patients.

Ce que l'on va étudier

Le vitiligo est une maladie fréquente, complexe et invalidante pour les patients. A l'heure actuelle, aucun traitement n’a reçu l’autorisation de mise sur le marché pour le vitiligo dans le monde et les traitements disponibles peuvent suspendre la maladie mais ne la guérissent pas. Le vitiligo reste donc orphelin en termes de développement de médicaments. Enfin, d’autres maladies peuvent s’associer au vitiligo comme les maladies de la thyroide.

Pour toutes ces raisons, les personnes atteintes de vitiligo peuvent parfois se sentir délaissées par la communauté médicale. Beaucoup (trop) de questions restent en suspens : quelle est l’évolution naturelle de la maladie ? Quels sont les facteurs déclenchants ou aggravants ? Quel retentissement sur la vie quotidienne ? Quels sont les traitements les plus efficaces selon la présentation clinique des patients ? Quel sont les contraintes liées au traitement ? Ainsi, la participation à cette cohorte d'un grand nombre de patients nous permettra de dynamiser la recherche en répondant en partie aux différentes questions soulevées !

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